Étape 2: Le deni
Et puis la mort nous parait si violente vu de l'extérieur. Un arrêt dans le temps qui nous explose au visage dans un grand fracas, un trop grand désœuvrement.
Puis, pourtant, de l'intérieur, la mort est douce, silencieuse. Un arrêt dans le temps qui n'est rien d'autre que ça... l'arrêt de la vie.
Comment arrivé à concilier les deux? À amortir le choc, à accepter le silence?
Je n'en suis pas là encore. Je tente de ne plus voir, de m'étourdir dans le travail, les visites, je me noie dans les soins de ma fille, la couvre d'attention et de baiser... tout ça pour oublier, pour tenter de cacher cette peine que trop peu me permettent de vivre.
C'est donc anormal d'avoir mal? Tout le reste continue certes, mais puis-je avoir le droit de trouver ça injuste et dure?
- "Ce ne sont pas toutes les fleurs du pommiers qui se changent en fleurs."
- "La vie ne va pas toujours en ligne droite."
C'est supposé me faire du bien ça? Rendre ma perte moins brutale? NON. L'injustice et l'incompréhension ne se résument pas en une phrase toute faites...
J'aimerais avoir le droit de poser ma tête.
J'aimerais pouvoir tout effacer.
C'est ça le déni hein?
Et je ne peux même pas dire que mon espoir, c'est de te revoir!

